Dans mon billet du 11 mars,, je vous annonçais mon impression que le Japon allait une fois de plus reculer devant ses responsabilités : "12/03 (J+1) Souhaitons que la situation reste sous "contrôle" pour les nombreux réacteurs nucléaires situés sur la côté Pacifique 250km au nord de Tokyo (Fukushima-ken). La situation est sérieuse et quand le plus difficile sera passé viendra alors l'heure des explications, des analyses et des comptes à rendre (exploitant TEPCO). Naoto Kan sera le bouc émissaire et poussé à démissionner dans les 12 mois à venir."

Voilà, aujourd'hui, 30 aout 2011 soit 172 jours après le séisme, le gouvernement et premier ministre vont apporter leur démission. Ce n'est franchement pas sérieux et ça ne changera rien à la situation. Depuis 20 ans, les gouvernements japonais successifs ne gèrent pas correctement le pays. Au delà du problème important de Fukushima, le souci principal reste la situation financière du Japon, bien plus grave que la Grèce! Alors qu'une nécessaire faillite du système bancaire était encore possible en 1998 (PM Obuchi) et probablement la moins mauvaise solution, le Japon n'a maintenant plus aucune marge de manoeuvre. Avec des dettes publiques les plus importantes dans le monde (230% PIB), la faillite de l'Etat est inévitable et aucune possibilité de reprise économique n'est envisageable dans la situation actuelle du pays. Jusqu'à maintenant, beaucoup de japonais ont profité du système de gaspillage à outrance, les années à venir vont être plus sérieuses.